Dans le cadre du mois du film documentaire, le P'tit Seize (votre ciné-club préféré)
a décidé cette année de vous offrir une forme de week-end thématique (vendredi-samedi)
avec deux films sur la Bretagne :

- le vendredi 26 novembre à 20 h 30 :
"Vague à l'âme paysanne" de Jean-Jacques Raud

Couleur - film breton - 54 minutes - Grand cru 2010 du Festival de Douarnenez - Étoile de la Scam 2010 Prix du public au festival Caméra des Champs (2010) Prix de la condition humaine au Festival Ecollywood • Les rencontres documentaires de Mellionnec (2010)Festival du film de Lama  • Festival International du Film d'Amiens

Un des paysans-acteurs du film, Rodolphe Denis,  sera présent pour accompagner le débat.

 Trois paysans du Centre Bretagne nous font partager leur métier. Ils  nous livrent leur quotidien fait de travail, de plaisir, de contraintes, de doutes. Chacun d’entre eux porte à sa manière une part  de l’histoire du développement agricole. Ils essaient d’y trouver leur  place, coincés entre leur dépendance à la manne européenne et les fluctuations des cours. Entre plaisir et malaise, le film explore ce  "vague à l’âme", mais surtout la passion de ces hommes pour leur vie  paysanne.
 
 

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Jean-Jacques Raud était agriculteur avant de devenir réalisateur.
Son film nous fera découvrir le quotidien de trois paysans du centre-Bretagne.

  Paroles de Jean-Jacques :

J'ai arrêté la ferme parce que, depuis 15 ans, on travaillait dur et que j'étais au bout du rouleau. Mais j'étais malheureux d'arrêter, parce que quand on quitte, on abandonne plus qu'un métier, on abandonne un état, une place dans la société et on ressent un grand vide. S'engager dans l'agriculture, c'est non seulement choisir un métier, mais c'est aussi rechercher un équilibre. C'est un rapport particulier au travail puisqu'il s'agit de toucher quelque chose d'essentiel qui est d'alimenter la population. C'est aussi un lien avec la terre.

Le labour, les semis, les récoltes, c'est une façon de se sentir responsable, d'être le maillon d'une chaîne qui relie les humains. Et ça c'est difficile à comprendre quand on ne l'a pas vécu, parce que c'est aussi très difficile à expliquer. C'est aussi un métier très contradictoire parce qu'on a voulu sortir de l'image du paysan, du « bouseux » et on est devenu des exploitants, dans l'idée d'une revalorisation de la profession vis à vis de l'extérieur. Il y a eu cette tentative de mettre dans tout ça la notion d'entreprise, de faire de l'agriculture une industrie et donc de rompre ce lien entre l'homme et la terre.

Mais pour moi, le mot « paysan », auquel je tiens beaucoup, est la vraie définition de notre activité, il lui donne son sens. Je sais que sur cette agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement, il peut y avoir 40 000 points de vue. Je sais donc que le mien n'est pas le seul, mais je sais aussi que j'ai eu envie de filmer des moments particuliers. La relation avec les bêtes, tous ces petits détails du quotidien, comme vérifier les clôtures, toucher la terre, la sentir.

l était aussi important, dans le dialogue avec les personnages, que nous ayons un acquis commun. Dans ce cas, la parole est d'une autre nature, car l'interlocuteur n'a pas à convaincre.J'ai fait ce film parce que, d'une certaine manière, j'ai envie de continuer ce que je faisais avant. Comme si le fait d'en parler me permettait de vivre encore ces moments. Et puis, il y a aussi la volonté de faire ressentir, de partager et de transmettre. Bien sûr je m'adresse à tous ceux qui ont un intérêt pour le monde paysan, mais aussi au monde paysan lui-même..

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- le samedi 27 novembre à 20 h 30 :
 "Le grand Dédé" de Christian Rouaud

  Couleur - film breton - 52mn
Christian Rouaud, le réalisateur sera présent avec son épouse.

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  Les mots se bousculent dans sa bouche, les objets lui résistent, il est encombré de son grand corps, mais il avance, avec une énergie communicative. C'est Dédé Le Meut, sonneur de bombarde virtuose, amoureux de la langue bretonne, de la musique, de l'humanité. Il nous emporte dans le tourbillon de ses rencontres, et on suit cet irrésistible monsieur Hulot vannetais avec bonheur, parce que sa quête touche à des choses essentielles et que sa musique donne le frisson.
 
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En ces jours bien courts de l'automne si propices aux rapprochements et aux amicales réunions,  nous espérons que vous viendrez nombreux
réfléchir et vous distraire avec nous.
 
 Pour toute l'équipe du P'tit Seize, bien à vous.
 
Marie

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Et bien sûr, grand merci à Erwan Moalig et Helen Rubin
du Daoulagad Breizh pour leur dévouement,
leur disponibilité sans faille et leur immense gentillesse.

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